Pascal Marcin, l’interview

Que du nouveau monde à Florée, et plus particulièrement à la rue de la Croix !
Pascal Marcin est chef de cuisine. Il a emménagé à Pâques 2013 dans la dernière maison en bas de la rue de la Croix, à côté du gros chêne, avec Bénédicte, son épouse, et leurs 4 enfants. Nous lui avons proposé une interview afin de mieux le connaitre.

Expliquez-nous un peu votre parcours, comment êtes-vous tombé amoureux de la cuisine ?
Mes parents étaient traiteurs à Natoye. Depuis tout petit, je suis dans les cuisines et appelé à travailler avec mes parents afin de préparer, servir, dresser les banquets dans des salles aux quatre coins de la Wallonie.

J’ai étudié à l’Ecole Hôtelière de Ciney et effectué mes stages au « Vivier d’Oie » à Dorinne,
à « l’Hôtel Métropole » de Bruxelles, à « l’Hostellerie de la Poste » à Havelange et au « Tonneau d’Or » à Kaysersberg (Alsace), tout en travaillant chez mon ami Fabian Remy dans sa pâtisserie familiale à Natoye.

Une fois sorti de l’école, j’ai commencé à travailler à la « Villa Mouchenne » à Dinant pendant six mois. Ensuite, je suis monté sur Bruxelles au « Sea Grill » d’Yves Mattagne (2 étoiles), j’y suis resté pendant trois ans. Nous sommes allés aux jeux olympiques d’Atlanta avec le COIB (Comité Olympique et Interfédéral Belge), et avons servi les sponsors VIP, les athlètes et la famille royale. J’y suis rentré comme commis de cuisine et sorti après ces trois ans en tant que sous-chef.

Ensuite je suis parti à Londres chez NICO sur Park Lane, triplement étoilé, afin d’ouvrir son restaurant sur Bruxelles en tant que sous-chef.

Quatre ans et demi après, je prenais la place de chef de l’Hôtel Dorint de Bruxelles et ouvrais le restaurant « l’Objectif » basé sur le thème de la photo. Nous élaborions des plats sur fond d’assiette imprimée de photos d’art.

En 2003, j’ai également fait un passage chez Alain Ducasse à « l’Hôtel de Paris » à Monaco afin de m’imprégner de sa cuisine. J’ai ensuite pris en charge les cuisines du « Cercle de Lorraine » de Bruxelles et j’ai ouvert en même temps le « Cercle de Wallonie » de Namur pour le même patron. J’ai géré les deux établissements pendant trois ans et je me suis vu proposer la place de chef pour ouvrir « l’Hôtel Dolce » de La Hulpe il y a maintenant sept ans.

Entretemps, ayant toujours soif de remise à niveau, je me suis inscrit à des concours de cuisine renommés dans le monde professionnel:

* 3 années de suite lauréat du concours de cuisine Taittinger Benelux et 3 années de suite en finale internationale à Paris de ce même concours.

* Finaliste du concours international IACC à Chicago 2010 et lauréat en 2013.

* Lauréat en Italie du concours international du risotto « Chicco d’Oro » à Isola della Scala en 2010.

De plus, j’ai reçu la reconnaissance de Maîtres cuisiniers de Belgique en 2011.

Comment définiriez-vous votre cuisine ?
Intuitive. Elle va à l’essentiel des produits.

Pascal MarcinFaites-nous rêver… Quelles sont vos grandes spécialités !
J’adore préparer les produits venant de nos producteurs locaux et les plats à base de poisson tout en mélangeant les saveurs de la cuisine du monde. Le risotto sous toutes ses formes ausi. Enfin, les gibiers sont pour moi aussi une source de grande originalité dans leur préparation.

En cuisine, pour vous c’est « jamais sans… » ?
Passion ! Il me tient également à cœur de défendre nos producteurs locaux qui nous amènent des produits uniques.

Que pensez-vous de cet engouement qu’il y a par rapport à votre métier, les émissions de télé, les chefs stars. Est-ce que ça sert en bien votre métier ?
Le but en tant que chef est de satisfaire ses clients et de leur apporter des émotions autour d’une table. Ces émissions, pour moi, ne font pas attention à cela, mais veulent juste faire de l’audience et elles ne sont pas crédibles sur le goût des plats en eux-mêmes et sur les vraies valeurs des cuisiniers. J’ai rencontré des candidats en France qui avaient fait ces émissions et, après les montages, je ne reconnaissais pas la personne que j’avais vue en réalité.jpb-145320130929123314-full-2

Vous êtes à la fois « chef cuisinier » et « chef de famille ». Est-ce difficile de concilier ces deux métiers ?
Non, pas du tout ! Nous avons toujours vécu cela. Bénédicte et les enfants (Laurine, Lola, Lena et Loris) m’aident beaucoup.

Vous donnez des cours de cuisine chez vous pour les hommes et pour les femmes. Pourquoi les séparer ?
Les cours de cuisine sont ouverts à tout le monde et mixtes, sauf pour le thème des « Copains d’abord » et « Entre filles » où nous voulions proposer aux hommes des idées de plateaux repas devant les futurs matchs de foot, des accords mets et bière originaux… et, pour les filles, des idées de plats simples à manger pour des soirées entre copines et basés sur une alimentation saine…

Nous allons lancer bientôt des cours pour les enfants et adolescents (pendant les vacances d’été probablement).

Merci pour cette interview et bienvenu au village !

Logo Pascal MarcinN’hésitez pas à visiter le site internet de Pascal (www.pascalmarcin.be), vous y découvrirez les thèmes des cours qu’il donne. Découvrez également les « Petits Chefs en herbe » qui est un concours pour enfants de 10 et 12 ans et qui a eu lieu le 5 avril dernier. La prochaine édition est prévue le 28 mars 2015.

Pour l’actualité, les photos des cours,… www.facebook.com/chefpascalmarcin

La Marche Gourmande de Florée en quelques chiffres

La Marche Gourmande de Florée, Première édition, c’est :

150 adultes, dont 41 de Florée-Maibelle, 18 enfants entre 6 et 12 ans, 27 bénévoles, une dizaine d’enfants de moins de 6 ans, 2 tentes de l’armée, 20 tables, 40 bancs, 2 cabines WC, 70 litres de soupe aux potirons (cultivés par les villageois), 1500 sets de tables imprimés, 200 carnets de route distribués et 300 verres gravés « Florée », 17°C à l’ombre, 195 « bonjour » à l’accueil à l’église, 9 kilomètres de beaux paysages, et une équipe d’organisateurs plus que satisfaite de ce résultat !

Merci à vous, marcheurs, bénévoles, villageois et sympathisants !

Les coulisses de la marche gourmande

Les acteurs de la marche gourmande, sont sans conteste les marcheurs eux-mêmes, mais ils n’auraient pu être présents, sans la motivation et la rigueur de toute l’équipe « technique » qui a agi en amont et en coulisses pour faire de cet événement, une telle réussite.

Alors, quand on parle d’équipe technique et de travail en coulisses, que cela signifie-t-il ? Reprenons depuis le début, lorsque la marche gourmande n’était qu’un projet :
Lors d’une discussion, en février dernier,  deux-trois Floréens – Maibellois, amoureux de leur village, ont évoqué l’idée d’organiser une marche gourmande afin de faire découvrir ses beaux paysages aux tous-venants. Pour cela, ils ont commencé à se réunir 1X, 2X.
Ensuite, l’asbl Magimpré, nouvellement reconstituée, est associée au projet. Au terme de quelques réunions où les premiers points pratiques sont abordés, cette petite équipe se rend compte qu’ils vont devoir faire appel à du renfort, des volontaires, pour aider à assumer toutes les tâches.

En mai, l’invitation est donc envoyée à tous les Floréens, via un toutes-boites : une réunion de présentation du projet est organisée à Magimpré. Quelques volontaires se proposent pour préparer les zakouskis, faire pousser des potirons, réserver wc, tables et bancs, s’occuper de la communication, accueillir chez eux une des étapes, etc. Les tâches sont ainsi réparties, chacun a donc du pain sur la planche. Au fil des réunions, maintenant ouvertes à cette équipe élargie de 8-10 personnes, les choses s’affinnent et on commence à y voir plus clair.

La publicité est diffusée sous divers canaux : toutes-boites, mail, quefaire.be, Facebook, affiches et flyers dans les commerces locaux, à Namur et à Ciney, articles de presse et annonces radio.

Après quelques mois d’organisation, le jour J-1 arrive. L’équipe des organisateurs, se retrouve pour tout installer, monter les tentes, tables et bancs aux Tiennes et au bois Lamquet, préparer la salle Magimpré, installer les cabines WC, répartir les boissons aux différentes étapes etc.  Quelques heures après, tout est prêt, il n’y a qu’à patienter jusqu’au lendemain.

Et le dimanche, ce n’est pas moins de 200 personnes qui se sont présentées à l’Église de Florée, bottines aux pieds, prêts pour 9 km de balade, sans aucune goutte de pluie à l’horizon !

Tout s’est déroulé comme prévu, les marcheurs ont pu agréablement profiter de chaque étape pour découvrir la curiosité culinaire, s’asseoir un peu pour reprendre des forces et boire un ptit coup avant de reprendre la route. Les organisateurs, eux, passent d’étape en étape afin de s’assurer que tout se passe bien, tout ranger quand il n’y a plus de marcheurs, ramener les boissons, tables et bancs aux étapes suivantes, afin que tout le monde puisse trouver une place assise. Une belle collaboration entre tous a fait de cette journée une réussite.

La journée s’est terminée à Magimpré où l’ambiance battait son plein, entre les enfants qui jouaient à vélo, les jeunes et les moins jeunes qui buvaient un coup et taillaient la bavette. Une fois tout le monde rentré, les organisateurs ont fait un dernier tour des étapes, avec le tracteur Merlo de Jean-Pierre, afin de démonter les tentes, replier les dernières tables et bancs et tout rassembler.

Le lendemain matin, quelques courageux se sont retrouvés à Magimpré pour laver la vaisselle, faire l’état des lieux avec le brasseur, nettoyer la salle et… se répartir les derniers bols de soupe !

L’occasion est donnée ici de remercier sincèrement toute l’équipe organisatrice et les nombreux bénévoles d’un jour, sans qui l’organisation n’aurait pu aussi bien être gérée ! Beaucoup d’investissement en temps et en énergie, mais au final une grande satisfaction !